Paul Valéry (1871-1945), poète

Manuscrit autographe signé, sans lieu ni date

 

2 pages in-4, et une page de titre d’une autre main

 

Beau manuscrit sur papier japon de deux poèmes érotiques parus dans
Charmes en 1922.

 

Auréolé du succès du poème monumental La Jeune Parque, Valery a cinquante ans lorsqu’il entreprend la composition de ce nouveau recueil, Charmes, dont le titre évoque à lui seul à la fois l’érotisme du corps féminin et la force ensorcelante du jeu de séduction, Les mots sont utilisés dans toute leur polysémie pour « leurs influences mutuelles qui dominent aux dépens de leur propriété de se consommer en un sens défini et certain », selon les propres mots de Valery.

De ces deux poèmes aux interprétations multiples se dégage l’esprit d’Eros à travers l’évocation des courbes féminines, le thème de la séduction au sens latin (seducere, détourner du droit chemin), le parfum évanescent de la femme aimée, le sein que l’on aperçoit, le désir inassouvi, que Valery saisit par la magie des mots, des rimes, des échos entre les vers (« ni lu ni compris/ni vu ni connu »).

Avec Charmes, Valery arrive au sommet de son art poétique, qu’il délaissera pour revenir à la prose et aux écrits théoriques.

Ces deux poèmes ici recopiés constituent probablement un présent fait par Valery, hypothèse corroborée par la qualité du papier japon et la présentation atypique et esthétique des deux textes. Il est à noter quelques légères variantes par rapport à la version éditée, en particulier au niveau de la ponctuation, signe de l’importance que le poète accorde à la forme de ses textes, à la manière d’un Mallarmé.

On joint : une carte postale signée par Paul Valery.

Superbe état.

 

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