Jean Sylvain Bailly (1736-1793), savant et Homme politique

Ensemble de deux lettres signées :

  • Lettre signée, Paris, le 25 octobre 1791, adressée à l’une des sections parisiennes

1 page in-4, brunissures sur les bords

Témoignage de la bonté de Louis XVI pour les pauvres de la capitale en pleine Révolution : Bailly informe ses correspondants (probablement l’une des sections parisiennes), de la distribution des fonds qui ont été accordés par la famille royale :

« J’ai l’honneur, Messieurs, de vous faire passer l’état de la distribution qui a été faite entre les 48 sections de la somme de 50 000 livres que le Roy et la Reine ont accordés aux pauvres de la capitale . Pour faire cet état, j’ai demandé à MM. les administrateurs du département des domaines la liste par eux certifiée du nombre de pauvres que chaque section avait déclarée pour toucher en raison de leurs besoins la part qui leur revenait dans le produit des représentations que les différents spectacles avaient données pour les pauvres …»

BAILLY

Belle signature.

Dans les ouvrages de l’époque, on apprend que la distribution d’argent aux pauvres fut une conséquence des réjouissances organisées pour l’adoption de la nouvelle Constitution. Des aides caritatives furent votées par l’Assemblée Nationale et Louis XVI y ajouta 50 000 livres de sa propre cassette. Les sommes furent distribuées parmi les indigents recensés, au nombre de 118 784 dans la capitale, pour une population d’environ 610 000 personnes, soit près de 20% !

Le souci qu’avait Louis XVI des pauvres gens n’était pas nouveau. Il convient de rappeler qu’il fut à l’origine de la création du mont-de-piété pour soulager les pauvres de la capitale.

  • Lettre signée, Paris, le 24 mai 1790, (probablement adressée aux représentants d’un département)

1 page in-4

Bailly prépare la Fête de la Fédération, qui aura lieu le 14 juillet 1790 :

« Les députés que vous avez nommés pour les opérations du pacte fédératif entre toutes les privinces du Royaume ayant terminé les travaux que vous leur avez confiés et dont ils doivent vous rendre compte avant de prendre aucune détermination, j’ai l’honneur de vous inviter à vous réunir jeudi prochain 27 quatre heures de relevée [de l’après-midi] , à l’effet d’entendre le rapport qui vous sera fait par le député de votre section et d’aviser ce que vous jugerez convenable…

BAILLY »

La Fête de la Fédération de juillet 1790 est une étape importante : l’Assemblée Nationale et Lafayette décident, à l’imitation des fêtes civiques spontanées de province, d’organiser une grande célébration pour l’anniversaire de la prise de la Bastille. En quinze jours, le Champ de mars est transformé en un cirque géant. 350 000 personnes sont présentes, parmi lesquelles tous les représentants des départements français, les « fédérés ». Talleyrand célèbre la messe, puis Lafayette et le Président de l’Assemblée prêtent serment de fidélité à la nation, à la loi et au Roi. Enfin, Louis XVI, Marie-Antoinette et par son intermédiaire le Dauphin jurent de respecter la Constitution. C’est une période de concorde nationale, qui ne durera guère.

On joint : une lettre signée du Maire de Paris Jean Nicolas Pache (1746-1823), Paris, le 11 mai 1793, adressée à la Section parisienne Molière et La Fontaine, au sujet du refus opposé à une femme d’entrer aux bains gatuitement.

PRIX : 450 EUR