[Georges Cadoudal (1771-1804), Général chouan]

Document imprimé, sans lieu ni date (mars 1804)

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Annonce par le Préfet du Département de Seine et Marne, Jean-Joseph Lagarde, aux sous-préfets et aux maires du département de l’arrestation de Cadoudal (désigné par son prénom) :

« Le chef des brigands, soudoyés par le ministère britannique pour consommer le plus horrible des attentats, l’infâme GEORGES est arrêté. Cet événement, Citoyens, ne doit rien diminuer de la surveillance que j’ai recomandée par mes précédentes instructions relatives à la conspiration ourdie contre le bonheur et la gloire de la France […] Les sicaires subalternes de Georges devaient naturellement rester dans Paris […] Sans ressources maintenant livrés à eux-mêmes, ils ne verront plus de salut pour eux que dans la fuite et ils ne tarderont pas sans doute à se disperser…« 

Cadoudal est l’un des grands adversaires de Bonaparte, instigateur de l’attentat de la rue Saint-Nicaise la veille de Noël 1800, qui manque sa cible mais tue vingt-deux personnes. Cadoudal décide alors de quitter la France pour l’Angleterre. Il fomente de nouveaux complots mais ses complices sont arrêtés les uns après les autres, notamment Pichegru. Le 9 mars 1804, au terme d’une course poursuite autour de la Montagne Saint-Geneviève, Cadoudal est arrêté. Au terme d’un procès qui se termine en juin 1804, Cadoudal est condamné à mort, de même que nombre de ses complices. Il refuse de demander la grâce de Bonaparte, qu’il aurait pourtant obtenue. 

PRIX : 200 EUR