Benjamin CONSTANT (1767-1830), écrivain et homme politique

Lettre autographe signée, Paris, le 27 août 1830

Beau billet de Constant se félicitant de l’engouement de la jeunesse française pour la toute jeune Monarchie de Juillet à l’aube d’un vote crucial : « Je serai charmé de vous voir, Monsieur, et de m’entretenir avec vous sur cette importante loi d’élections qui doit fixer les destinées de la France. On est heureux de voir la jeunesse , au lieu de se livrer à des plaisirs frivoles, s’occuper de questions graves qui décideront de son avenir. Vous me trouverez aux bains de Tivoli, tous les soirs, de sept à neuf heures du soir. Agréez mes salutations empressées. Paris 27 aout 1830. B CONSTANT »

Benjamin Constant s’étant engagé en faveur de Louis-Philippe pendant les Trois Glorieuses, il reçoit la gratitude du Roi, une pension substantielle et une place au Conseil d’Etat (Président du plus important Comité et Président de la commission chargée de la réforme du Conseil d’Etat). Sa nomination est officielle le jour même de la rédaction de cette lettre.

La loi dont il est fait mention est certainement la réforme de la loi électorale promise par Louis-Philippe dans sa Charte d’août 1830, consistant en un élargissement de la base électorale. Grâce à cette loi qui sera votée en février de l’année suivante, de nombreux Français qui n’y avaient alors pas droit, pourront voter et se présenter aux élections.

PRIX : 500 EUR