Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799), dramaturge

Pièce signée avec une ligne autographe, sans lieu (Paris ?), 1er juillet 1788
 
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Beaumarchais, toujours à la recherche d’argent, affrète des bateaux vers les Antilles, dans le cadre de la guerre franco-anglaise, sur fond de guerre d’indépendance américaine. Le but est d’élargir les possessions françaises dans la région.
 
La flotte française est dirigée par le Comte de Grasse, qui perd la bataille des Saintes face aux Anglais en 1782. C’est alors que Beaumarchais tente de lever des fonds auprès des chambres de commerce maritime (« une souscription patriotique ») pour construire un nouveau bateau. Il s’y décrit comme armateur et donne cent louis, espérant que les souscripteurs suivront : « il me semble qu’un vaisseau de ligne offert au Roi et portant le nom de la ville qui lui en fera hommage ne pourra qu’être agréable à Sa Majesté ». Beaumarchais espère par ses manoeuvres pouvoir s’enrichir.
 
La lettre que nous présentons ici est une recopie ultérieure (1788) de cette lettre aux Chambres de commerce maritime. Elle est signée par Beaumarchais à gauche (pour certifier la copie véritable). Il rajoute également de sa main « en envoyant cent Louis à chacune ».
 
Il semble que cette copie conforme ait été réalisée à l’occasion d’un des nombreux procès dans lesquels était empêtré Beaumarchais.
 
Belle pièce, peu commune. 
 
PRIX : 750 EUR